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Mama Pia

Elle a fait ses études à Bruxelles dans les années 60. Elle vient de fêter ses 76 ans, a 7 enfants et 13 petits enfants. Son crédo : toujours prête – elle a fait les guides. C’est d’ailleurs dans les mouvements de jeunesse qu’elle a rencontré son mari. Elle est toujours occupée et ne sait pas rester en place. Elle se définit comme une battante. Elle était prof de math, d’économie et de religion en humanités inférieures : elle aime transmettre un savoir et être en contact avec les jeunes. Elle a choisi ce métier et l’a exercé avec tout son cœur. Il ne s’agissait pas seulement de parler d’équations mais bien d’incarner un art de vivre. Aujourd’hui encore, elle aime être avec les plus jeunes. Elle a créé en 1988, une association qui avait pour mission, au départ de faire des actions en Belgique pour gagner un peu d’argent et l’envoyer aux « mamas » congolaises afin qu’elles puissent payer les études de leur famille et créer leur propre commerce. Aujourd’hui, il s’agit de proposer aux seniors d’origine subsahariennes des activités / visites qu’ils leur permettent de découvrir la Belgique et d’entrer en contact avec des personnes en dehors de leur communauté.

Le top 3 des petits plaisirs de Mama Pia :

  • Rigoler (car en plus ça rend jeune).
  • Rendre service.
  • Lire.

Ses besoins : se sentir utile et vivante.

Ses envies : plus de vivre ensemble à travers des rencontres entre générations et cultures. Elle aimerait que la commune de Forest soit plus viable au niveau humain, que, par exemple, l’administration communale répertorie les séniors qui habitent sur son territoire et qu’elle organise des activités où ils pourraient être en contact avec les plus jeunes.  

Une bonne idée pour le quartier : organiser un ciné-débat avec les jeunes.

« Quand je suis arrivée dans mon quartier à Forest, j’étais une des seules personnes de couleur noire. J’ai fait la connaissance de mes voisins grâce entre autres à mes enfants. On était un bloc de quatre familles qui s’entendions très bien dans le quartier. Les enfants sont grands aujourd’hui et certains ont déménagé mais on garde le contact. Il y a des nouveaux voisins, plus jeunes que je ne connais pas bien. Les gens sont parfois un peu réservés. C’est difficile de faire le pas de la vraie rencontre. »

Et vous, qu’en est-il pour vous ? Vous vous reconnaissez un peu en Mama Pia ?  

Vous aussi, vous aimeriez nouer des liens avec vos voisins ?  Vous impliquer dans la vie de quartier et améliorer le vivre ensemble ? Pas toujours facile de faire le pas quand on habite en ville et qu’en plus, depuis plus d’un an, on nous demande de rester loin les uns des autres… Et si vous éteigniez votre ordinateur, sortiez de chez vous et que vous preniez le temps de rencontrer vos voisins pour de vrai ?

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